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Sommaire

  • Les enjeux de l’entretien
  • Déroulé : les problématiques juridiques abordées
  • Solutions et préconisations de Maître Belhaouci

1. Les enjeux

  • Démontrer que l’avocat spécialisé en cybercriminalité doit être intégré dès les premières heures de la cellule de crise d’une entreprise victime de cyberattaque, au même titre que le RSSI ou l’assureur cyber.
  • Couvrir un spectre large : gestion de crise post-attaque, responsabilité pénale personnelle des DSI/RSSI, paiement de rançon, traçabilité des cryptoactifs volés, rôle structurant du droit européen.

2. Déroulé des problématiques juridiques

  • Absence d’anticipation juridique : une cyberattaque déclenche des obligations immédiates (déclaration CNIL sous 72h, dépôt de plainte non auto-incriminant, gestion des mises en demeure contractuelles) que les entreprises gèrent souvent sans avocat, au seul réflexe technique.
  • Dépôt de plainte : un dépôt dans les 72h suffit pour l’assurance cyber, mais seule la saisine du parquet J3 (spécialisé cybercriminalité) permet de déclencher une enquête réellement efficace.
  • Paiement de rançon : zone grise non illégale en soi, mais exposant à des qualifications graves (financement du terrorisme, blanchiment) si les fonds atteignent des entités sanctionnées ; paiement qui, en outre, « fiche » l’entreprise comme cible récurrente.
  • Exposition pénale des DSI/RSSI : l’arrêt de la Cour de cassation du 2 septembre 2025 précise qu’un accès technique généralisé ne confère pas un droit d’usage illimité : un administrateur consultant la messagerie d’un supérieur sans autorisation peut être condamné pour maintien frauduleux dans un STAD (art. 323-1), avec une peine complémentaire pouvant aller jusqu’à 5 ans d’interdiction d’exercer dans l’informatique.
  • Fraude crypto (pig butchering, plateformes fantômes) : la traçabilité blockchain permet d’identifier les « hot wallets », mais la coopération judiciaire internationale hors UE (Russie, certains pays d’Asie/Afrique) reste un obstacle majeur à la récupération des fonds.

3. Solutions et préconisations de Maître Belhaouci

  • Intégrer l’avocat cyber en amont, dans le plan de continuité d’activité, et non après l’intervention du forensic et de l’assureur.
  • Privilégier systématiquement la saisine du parquet J3 plutôt qu’un dépôt de plainte généraliste.
  • Agir avec rapidité en cas de fraude crypto pour maximiser les chances de geler les fonds avant qu’ils ne transitent vers des juridictions non coopératives.
  • Positionner le droit européen (RGPD, AI Act, Cyber Resilience Act) comme un outil de construction de la confiance numérique en amont, plutôt qu’un simple cadre répressif a posteriori.
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