Entreprises · Contentieux de l’assurance cyber

Refus de garantie, exclusion opposée après le sinistre, pertes d’exploitation sous-évaluées, expertise qui se prolonge : l’indemnisation d’une cyberattaque donne fréquemment lieu à un désaccord avec l’assureur. Le Cabinet Belhaouci assiste et représente les entreprises dans ces litiges, avec une lecture à la fois technique et juridique du dossier.

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Trois délais qui conditionnent votre indemnisation


72h – Dépôt de plainte
À compter de la connaissance de l’atteinte — art. L. 12-10-1 C. assur.

Contrat – Déclaration du sinistre
Délai fixé par la police, souvent quelques jours ouvrés.

2 ans – Prescription de l’action contre l’assureur
Art. L. 114-1 C. assur. — délai susceptible d’interruption.

Situations rencontrées

Le refus de garantie

L’assureur vous écrit que le sinistre n’entre pas dans la garantie, qu’une exclusion s’applique ou qu’une condition de sécurité n’était pas remplie. Cette position, souvent peu motivée, peut être contestée.

L’offre inférieure au préjudice

La garantie est admise, mais l’expert de la compagnie retient une période d’interruption réduite, écarte les frais de reconstruction du système d’information ou conteste votre marge. L’offre ne couvre alors qu’une partie des pertes réelles.

L’instruction du sinistre qui se prolonge

Demandes de pièces successives, réunions d’expertise repoussées, absence de position écrite. Dans l’intervalle, la trésorerie de l’entreprise est sollicitée et la prescription de deux ans continue de courir.

Motifs de refus

Un refus de garantie exprime la position de l’assureur, non une décision définitive. Chaque motif obéit à des règles précises de validité et de preuve.

L’assureur
« Une clause d’exclusion s’applique. »

L’assureur
« Le questionnaire de souscription contenait une fausse déclaration. »

L’assureur
« Vos mesures de sécurité n’étaient pas conformes : pas de MFA, sauvegardes non externalisées. »

L’assureur
« La plainte n’a pas été déposée dans les 72 heures. »

L’assureur
« Le sinistre a été déclaré trop tard. »

L’assureur
« Vos pertes d’exploitation sont surévaluées. »

Notre plus-value

Dans ces dossiers, le débat ne porte pas seulement sur le contrat. Il porte sur la date réelle de la compromission, le vecteur d’entrée, l’état des sauvegardes, la chronologie de la réponse à incident. La maîtrise de ces éléments conditionne la qualité de l’argumentation.

Ingénieur de formation avant d’être avocat, Maître Djamel Belhaouci analyse les rapports d’investigation numérique au même titre que les conditions du contrat, et intervient aux côtés des entreprises pendant la crise : dépôt de plainte, notification CNIL, relation avec l’assureur.

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Concrètement

Lecture croisée du rapport d’investigation, de la police et des échanges avec l’assureur, afin d’identifier les points de contestation.

Échanges techniques avec l’expert technique et l’expert financier mandatés par la compagnie.

Cohérence avec le volet pénal : la plainte, son contenu et sa date sont des pièces du dossier d’assurance.

Responsabilité du courtier ou de l’agent examinée en parallèle lorsque le contrat vendu ne correspondait pas à votre risque.

Notre intervention

01 — Audit du contrat et de la position de l’assureur

Conditions générales, particulières, questionnaire de souscription, annexes cybersécurité, correspondances. Cette analyse identifie les points contestables, leur fondement et les perspectives du dossier.

02 — Sécurisation des délais

Interruption de la prescription biennale par lettre recommandée, vérification de la plainte et de la déclaration de sinistre, conservation des preuves techniques avant la reconstruction du système.

03 — Chiffrage et dossier de réclamation

Avec votre direction financière, votre prestataire de réponse à incident et, le cas échéant, un expert d’assuré : pertes d’exploitation, frais de remédiation, frais de notification, réclamations de tiers.

04 — Mise en demeure et négociation

Une contestation argumentée en fait et en droit, adressée à la compagnie et à son conseil. Lorsqu’un accord est possible, il est formalisé par un protocole transactionnel.

05 — Expertise judiciaire et référé-provision

Lorsque le désaccord est technique ou comptable, l’expertise judiciaire rétablit le contradictoire. Lorsque l’obligation n’est pas sérieusement contestable, une provision peut être demandée en référé dans l’attente du jugement.

06 — Action au fond

Devant le tribunal de commerce, le tribunal des activités économiques ou le tribunal judiciaire selon la forme de l’assureur : exécution de la garantie, intérêts de retard, et dommages-intérêts en cas de résistance abusive.

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Fondateur du cabinet Belhaouci, Maître Djamel Belhaouci accompagne les entreprises dans leurs litiges avec les assureurs après une cyberattaque. Son parcours associe une expérience en entreprise dans l’intelligence artificielle et une pratique de la défense pénale.

Sa connaissance des environnements techniques et judiciaires lui permet de dialoguer avec les équipes informatiques, d’éclairer les décisions des dirigeants et de défendre les intérêts de l’entreprise, jusqu’au contentieux.

Il intervient partout en France et travaille en français, anglais, allemand et luxembourgeois.

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Questions fréquentes

Transmettez-nous la lettre de l'assureur, vos conditions particulières et le rapport d'incident. Le cabinet intervient à Marseille et partout en France, en français, anglais, allemand et luxembourgeois.

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