Lire l’article sur « Presse Agence »

Presse Agence

 

Sommaire

  • Le constat
  • La chronologie d’une crise mal pilotée
  • Le changement de réflexe proposé

1. Le constat

  • Une cyberattaque n’est pas qu’une affaire de systèmes chiffrés : dès la première heure, elle bascule en dossier juridique, avec des délais, des qualifications et des responsabilités à manier.
  • Pourtant, 60 % des PME victimes traversent la crise sans avocat — et accumulent, sans le voir, des erreurs souvent irréversibles.
  • Le sujet ne dépend pas de la taille de la structure : une PME de 20 salariés est exposée au même titre qu’un groupe du CAC 40.

2. La chronologie d’une crise mal pilotée

  • 2 h du matin — le mauvais réflexe. Serveurs chiffrés par un rançongiciel : on réveille le DSI, on appelle le prestataire, on prévient l’assureur. L’avocat, lui, n’est sollicité que trois semaines plus tard.
  • Les 72 premières heures — l’horloge CNIL. Une violation de données ouvre un délai de 72 h pour notifier la CNIL (art. 33 RGPD). Passé ce cap, ou en cas de notification bâclée, la sanction peut excéder le dommage initial.
  • Le dépôt de plainte — la précipitation qui coûte. Déposée sans qualification juridique précise — accès frauduleux à un STAD (art. 323-1 CP), extorsion (art. 312-1), atteinte au secret des affaires — la plainte fragilise toute la suite pénale.
  • La déclaration à l’assureur — les preuves non sécurisées. Saisir l’assureur avant d’avoir figé les preuves, c’est s’exposer à une clause d’exclusion, donc à un refus d’indemnisation.
  • La communication — chaque mot engage. Un message mal calibré aux clients, partenaires ou médias engage la responsabilité civile et pénale de l’entreprise.

3. Le changement de réflexe proposé

  • Faire entrer l’avocat dans la cellule de crise au même rang que le DSI ou le DPO, et non en bout de chaîne.
  • L’inscrire en amont dans le plan de continuité d’activité, pour qu’il agisse avant la crise, pas après l’incident.
  • Le considérer comme un investissement qui préserve l’indemnisation, et non comme une ligne de coût supplémentaire.
  • Le message de fond de la tribune : « Les entreprises pensent que la cyberattaque est d’abord un problème technique. C’est une erreur fondamentale : dès la première heure, elle est surtout un problème juridique. »

 


Vous êtes victime d’une cyberattaque ? Le cabinet intervient en urgence pour sécuriser vos preuves, piloter vos obligations légales et défendre vos intérêts.

Prendre rendez-vous →

Voir aussi : Victimes de cybercriminalité · Prévention du risque cyber

Share